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Relations Sénégal - Luxembourg

Les relations entre la République du Sénégal et le Grand-Duché de Luxembourg

Traditionnellement basées sur la coopération au développement, les relations entre le Sénégal et le Luxembourg sont complétées par des relations politiques et diplomatiques et sont en train de se diversifier, notamment sur le plan économique.

1. La coopération au développement

Les premières relations de coopération au développement entre le Luxembourg et le Sénégal ont été établies en 1987. En 1993, le Sénégal a accédé au statut de pays partenaire privilégié de la Coopération luxembourgeoise. Un Accord Général de Coopération entre le Luxembourg et le Sénégal a été signé en 1998, et a débouché sur l’ouverture de la Mission de la Coopération luxembourgeoise à Dakar en 2001. Depuis 2007, la Mission a été élevée au statut d’Ambassade pour le Sénégal et le Mali.

Le Sénégal est l’un des cinq pays partenaires africains de la coopération luxembourgeoise, et ceci depuis plus de 20 ans. Les activités de la Coopération luxembourgeoise au Sénégal sont décidées d’un commun accord avec les autorités sénégalaises et sont régies par un cadre d’action pluriannuel, sous la forme de Programmes Indicatifs de Coopération (PIC). La signature du premier Programme indicatif de Coopération, PIC I (2002-2006), a eu lieu en avril 2002, celle du PIC II (2007 - 2011) en janvier 2007.

Signé à Dakar le 26 octobre 2011, le troisième PIC (2012 - 2016) a été prolongé d’une année, jusqu'à fin 2017, afin de synchroniser les activités de la Coopération luxembourgeoise aux échéances de la programmation conjointe de l'Union européenne et du Plan Sénégal Émergent . Ce dernier traduit l'ambition du Président Macky Sall de transformer le Sénégal en pays émergent d'ici 2035 en suivant un modèle de développement durable.

Dotée d’une enveloppe budgétaire indicative totale de 68,4 millions EUR, le PIC III a les caractéristiques suivantes:

  • Concentration géographique: Les régions du nord (Louga, Matam et Saint-Louis), de l’ouest (Thiès) et du centre (Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack).
  • Secteurs d’intervention: Enseignement technique, formation et insertion professionnelles; santé de base, y compris la santé reproductive; décentralisation, gouvernance locale et éducation citoyenne ; hydraulique et eau et assainissement.
  • Thématiques transversales: Genre; gouvernance; environnement et changement climatique ; appui à l’exécution nationale.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du PIC III, la Coopération luxembourgeoise fait appel à différentes modalités de coopération qui peuvent être combinées au sein d’un même programme ou secteur:

  • bilatérale, à travers son agence d’exécution Lux-Development  ;
  • multilatérale, à travers les agences du système des Nations unies ;
  • coopération avec les organisations non gouvernementales (ONG) et de la société civile (OSC).

L’innovation majeure du PIC III est que le Luxembourg et le Sénégal ont convenu d’effectuer les dépenses selon la modalité de l’exécution nationale, appelée aide budgétisée. Cette modalité permet d'utiliser les procédures nationales sénégalaises de gestion des finances publiques, sans pour autant constituer de l'appui budgétaire au sens propre du terme. En d'autres mots, les ressources mises à disposition du Sénégal restent non fongibles et traçables tout au long de la chaîne d'exécution de la dépense publique. Dans ce contexte, le Luxembourg apporte un appui-conseil technique à travers son agence d’exécution Lux-Development, pour soutenir la capacité des acteurs nationaux à utiliser les procédures nationales de planification, de programmation, de gestion et de contrôle de l’utilisation des ressources financières, selon les règles et procédures nationales de la gestion des finances publiques.

Le PIC III au Sénégal encourage par ailleurs la complémentarité et la cohérence entre interventions des autorités nationales, des agences d'exécution bilatérales et multilatérales ainsi que des organisations non gouvernementales. Dans cette perspective et afin d'opérationnaliser les principes de l'efficacité du développement, une lettre d'entente a été signée en février 2015 par tous les acteurs du PIC, visant à renforcer les synergies et de promouvoir l'harmonisation des différentes interventions.

 

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2. Les relations politiques

En été 2017 le Grand-Duché de Luxembourg a nommé le premier Ambassadeur résident sur le continent africain à Dakar en la personne de Nicole BINTNER-BAKSHIAN. L’Ambassadeur est accréditée au Sénégal, au Burkina Faso, au Mali et au Niger. L’Ambassade du Luxembourg a été officiellement ouverte en 2007 avec à l’époque un chargé d’affaires résident à Dakar et un ambassadeur non résident.

Un dialogue politique avec ces deux pays a lieu systématiquement en marge des commissions de partenariat qui se tiennent une fois par an dans le cadre des PIC, alternativement dans l’un des deux pays concernés. Le dialogue politique avec le Sénégal et le Mali est important et représente un intérêt certain, au-delà du fait que les deux pays sont des pays partenaires de la Coopération luxembourgeoise.

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3. Relations économiques, commerciales et financières

Si les relations entre le Sénégal et le Luxembourg étaient traditionnellement basées sur la coopération au développement, ces relations ont été progressivement diversifiées au cours des dernières années pour davantage impliquer les acteurs du secteur privé Nord-Sud. En effet, tandis que le Grand-Duché de Luxembourg est convaincu de l’importance à maintenir ses efforts en termes d’aide au développement, il est tout aussi persuadé que le renforcement des relations économiques, commerciales et financières est indispensable au développement et à l’émergence de ses pays-partenaires.

C’est dans cette optique, que c’est tenue, début 2016, la première mission économique luxembourgeoise au Sénégal , organisée par la Chambre du commerce du Luxembourg en partenariat avec l’ Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) au Sénégal.

Début 2016, le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg a par ailleurs mis en place la Business Partnership Facility (BPF) , une facilité de financement, qui vise à encourager le secteur privé luxembourgeois et européen à s’associer avec des partenaires – publics ou privés - dans les pays du Sud pour mettre en place des projets commerciaux durables. La BPF est dotée d’un fonds de roulement  d’un million d’euros par an, destiné à cofinancer des initiatives du secteur privé, qui contribuent au développement et à la création d’emplois dans les pays du Sud et/ou au transfert de technologies.

Concernant le volet financier, le Grand-Duché apporte entre autres un appui en renforcement de capacités aux Etats membres de l’UEMOA, via le partenariat entre l’institut luxembourgeoise de formation professionnelle continue, House of Training-ATTF , et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

 

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